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RÊVE DE FEMMES N°41 - L'ALIMENTATION VIVANTE


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Rêve de femmes - Revue rêvée et crée par des femmes et des hommes pour celles et ceux qui souhaitent mieux connaître les femmes ...

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    SOMMAIRE

    03 Édito / Karine Nivon
    04 Sommaire

    CARPE DIEM
    07 L'air du temps / Frédérique Larcher
    08 Astro mondiale / Daniel Testard
    10 Énergie de saison / Maïtie Trélaün

    CORPS ACCORD
    13 La femme et le cycle lunaire / Legend Keeper Géraldine
    14 Faites-le vous-même / Serena Zigrino Deligny
    15 Pénélope chez la Gynéco / Annie Destombes
    16 La Révolution des Yoni / Mahasatvaa Ma Ananda Sarita
    18 L'ayurvéda au féminin / Nathalie Geetha Babouraj
    20 Essences féminines / Anne-Julie Yonnet

    PARFUMER L'ESPRIT
    22 Le coeur se livre / Julie Cabot Nadal
    23 Femmes alchimistes / Marie-Laure Dellea-Loisance
    24 Célébrons la femme debout / Christine Marsan
    25 Livre-toi ! / Cendrine Pasquier
    26 Parole de terrien / Yann Marty
    27 Poésie vivante / Camille Case

    TISSONS NOS LIENS
    29 Couples en chemin / Françoise Berry
    30 Vers une parentalité bienveillante / Cendrine Pasquier
    31 Matern'elles / Clémence Laloue
    32 Vue d'ado / Lisa

    DOSSIER
    L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
    34 L'alimentation vivante, tout à la fois Nature et Culture / Cloé Dumel
    37 Cru, un peu, beaucoup, à la folie ? / Elisabeth de La Fontaine
    39 Alimentation vivante et Syndrome prémenstruel / Camila Prioli
    42 Récit d'une autodidacte atypique / Sandrine Mesguich
    44 Vivante, vibrante ! / Carine Phung
    46 Un temps pour soi / Claire Hérino-Imbert

    POUR L'AMOUR DE L'ART
    48 Femmes qui se dévoilent / Amélie Paul
    51 Se relier au vivant / Emmanuelle Mounier
    52 Portfolio : Melina Hadjioannou

    PARTAGE
    Émaner... si subtile et puissante force féminine
    58 Un souffle s'élève... pour s'incarner.
    Émane ! / Marion Rebérat
    60 Parfum de femme / Legend Keeper Géraldine
    62 Les émanations, une puissance subtile au féminin / Pierre-André Blanc
    64 Ce pouvoir qui est en nous et que nous n'exploitons pas ! / Virginia Besson Robilliard
    66 Les trois arcanes de la féminité / Daniel Testard

    GARDIENNES DE LA TERRE
    69 Femmes de boue / Nydia Solis Tzaquital
    72 Cultivons notre jardin / Émilie Mathieu

    NOURRITURE TERRESTRE
    74 La cuisine ayurvédique / Vibusha

    76 Bulletin de commande
    78 L'Agenda des Femmes
    79 Pubs
    84 Le Rêve d'une femme / Valérie Dupin


    EXTRAIT

    EXTRAITS DOSSIER : L'ALIMENTATION VIVANTE PEUT-ELLE RESTAURER LA SANTE DES FEMMES ?

    D'une pierre, deux coups

    Et si l'alimentation vivante ne nous permettait pas seulement de faire la paix avec notre corps, mais aussi avec notre planète ?

    Lorsque j'étais petite, je voulais devenir une super-héroïne. Avoir le courage de Lara Croft, le crochet de Buffy contre les vampires, l'agilité des Charlie's Angels, la beauté des princesses Disney, parler dix langues, et même lire dans les pensées. Mais, à l'âge de vingt-cinq ans, j'ai plutôt l'impression d'en avoir 100. Je réussis à cumuler acné tardive et premières rides, un exploit tout à fait déprimant. Avec ses maux variés et sa perpétuelle fatigue, mon corps m'est un fardeau dont je m'échappe la nuit avec soulagement. Au réveil, les retrouvailles avec mon habit de chair n'ont rien de chaleureuses. La brume devant mes yeux ne se lève qu'après deux tasses de café. La journée, j'ai du mal à me concentrer, je suis souvent de mauvaise humeur et stressée.

    Un tableau bien noir ? Plutôt la réalité quotidienne de la majorité de mes contemporains. C'est peut-être ça, finalement, être adulte : un mal-être sous-jacent qu'on gére à grand renfort de stimulants, alcool, chocolat, séries télés et de résignation. Lorsque je décris mes bobos à une amie, elle m'assure qu'il n'y a rien de plus normal. Tout le monde en est là, elle la première. Il faut faire avec. Vraiment ? Personne ne m'a prévenue ! Je n'ai pas signé pour une existence pareille. Mon enfant intérieure, qui se rêve plutôt en Wonderwoman, me rend cette réalité particulièrement dure à accepter.

    Le jour de mon anniversaire, une prise de conscience soudaine : il n'y a aucune raison que ma forme s'améliore avec les années... bien au contraire. J'ai déjà tenté d'appliquer les conseils de "bon sens" des médecins et des magazines - boire davantage d'eau, faire du sport, dormir, pratiquer la pensée positive - sans résultats. Mue par l'energie de l'espoir, je décide alors de tenter le tout pour le tout : je vais adopter le régime crudivore, dont certains prétendent qu'il fait des miracles.

    En plein hiver, en plein Paris, armée de toute ma détermination et d'un extracteur de jus, je me lance dans le cru, à corps perdu. Ou plutôt, à corps retrouvé. Car ce dernier m'indique très vite que j'ai fait le bon choix. Une sensation de bien-être s'insinue dans mes entrailles. Une sérénité nouvelle envahit mon esprit. Je supporte avec résignation la detox qui s'ensuit et les regards consternés devant mes orgies de fruits. Six mois plus tard, je vibre d'une énergie dont je n'ai jamais joui, même dans ma plus tendre enfance.
    C'était il y a deux ans. Depuis, nombre de mes proches ont à leur tour adopté ce mode de vie, séduits par mon éclat tout neuf. L'alimentation vivante n'est pas un simple régime mais une véritable philosophie, basée sur le respect des lois de la nature, auquel notre corps est soumi. C'est apprendre à discriminer entre ce qui est bénéfique et ce qui ne l'est pas. C'est décider de ne s'offrir que le meilleur, le vrai, le juste, par amour pour soi-même. C'est apprendre à respecter la vie. Il existe un parallisme évident entre la façon dont nous (mal)traitons notre corps, et pillons notre planète. A la racine du mal, l'irresponsabilité.

    Le corps des femmes, comme celui de Gaïa, est généreux, cyclique, nourrissier. Mais lorsqu'il est attaqué par la pollution générée par le mode de vie d'une civilisation décadente, il se dérègle, devient moins fertile et disharmonieux. Résilient par nature, il n'a de cesse de se réparer, grâce à la loi de l'homéostasie. Mais il ne peut cependant se régénèrer qu'à partir de ressources adaptées. Un fruit nourrit le sol comme les tissus humain, sans laisser de résidus importuns. A l'inverse, les aliments traités, cuits, transformés, inadaptés, vont salir le système sans le nourrir, tout comme leurs emballages défigurent le paysage durant des années.
    Au bout de quelques temps, la Terre, les corps, engorgés par trop de déchets, sont incapables de continuer à fonctionner. Des symptômes appararaissent - terres infertiles, maladies - qu'on traite à coups de substances chimiques. Alors qu'il faudrait laisser le terrain en jachère, afin qu'il se régule de lui-même, l'homme joue à l'apprenti sorcier. Antibiotiques, médicaments. Pesticides, nitrates, chlore. On aseptise la surface en acidifiant les profondeurs, déreglant un eu plus le système. Mais celui-ci, en apparence, continue de fonctionner : il va pouvoir être exploité davantage, jusqu'à épuisement.

    L'homme a cru la planète si vaste, qu'elle pourrait digérer infiniment ses déchets. Pas besoin de réguler ses modes de consommation, de nettoyer derrière soi, ni (surtout pas !) de se priver. Aussitôt jeté, aussitôt oublié. De même, inutile de prêter attention à ce qu'il avale, et pas question de se refuser de "se faire plaisir" : le corps saura bien éliminer. Aussitôt avalé, aussitôt oublié. Encouragé par un système de santé déresponsabilisant, chacun refuse de voir le lien entre son attitude et ses maux, préférant accuser la fatalité ou la génétique.

    Aliéné par un quotidien éreintant, l'individu a déposé sa responsabilité. On pare au plus pressé. On astique sa petite maison, avec des produits qui vont polluer les océans. On se tartine de lotions lissant la peau, mais empoisonnant l'intérieur. On mange des produits qui flattent notre palais, mais abiment notre corps. Compartimentant, oubliant que tout n'est qu'Un.
    Ne s'identifiant plus à sa nature mais seulement à sa civilisation, l'être humain s'est coupé de sa planète mère. S'identifiant à son cerveau uniquement, il s'est coupé de son corps. Au point de perdre tout instinct, de confondre besoins naturels et artificiels. Dès son plus jeune âge, le bébé humain se voit servir des aliments cuits, pasteurisés, mélangés, l'empêchant d'emblée de développer son goût pour les choses vraies. Le privant de sa boussole intérieure, il devient un consommateur vulnérable prêt à avaler n'importe quel produit bien marketé.

    La peur du manque, le refus de la frustration, aveugle l'homme sur les conséquences à long terme de ses choix. Il lui faut une catastrophe environnementale ou la maladie, pour envisager de remettre son mode de vie en question. En vérité, il semble même que la menace imminente ne suffise pas. La civilisation humaine fume sur son lit de mort ses dernières cigarettes. Au nom d'un prétendu "plaisir", d'un hédonisme suicidaire.
    Le corps féminin et son système hormonal subtil est particulièrement victime de cette situation. Le syndrôme prémenstruel, est présenté comme une fatalité normale, la pose en ennemie de son corps dès sa pré-adolescence. La double injonction contraire de la société -"sois belle et mince" versus "allez craque, il n'y a pas de mal à se faire plaisir" la place dans une dissonnance permanente. Elle se lance alors dans des régimes qui l'affament et échouent, renforçant le sentiment que son corps est un traître à qui elle ne peut se fier.

    L'alimentation crue et vivante réconcilie le corps et l'esprit. La conscience s'ancre à nouveau dans le corps, qui devient enfin un endroit où il fait bon habiter. De la detoxification de l'organisme naît la clarté d'esprit : le ventre, deuxième cerveau, est une réalité qui n'est plus à démontrer. De la concience d'être en harmonie avec son environnement nait la sérénité : abandonner viande et céréales au profit des fruits, c'est remplacer élevage et champs cultivés par des vergers. Planter des arbres pour se nourrir, c'est soigner la Terre plutôt que de la piller. D'une pierre, deux coups.

    Lucie DE RIBIER a 27 ans. Elle écrit, réalise des vidéos, donne des conférences et des cours de cru-sine sur le thème de l'alimentation vivante. Contact : lderibier@gmail.com

    ***********************************

    Serait-il vrai que je deviens ce que je mange ?

    Je ne répondrai pas à cette question mais en filigrane, l’alimentation appelée vivante nous propose de nous questionner sur le sujet.

    Cela autant dans ce que nous mangeons que ce avec quoi nous nous nourrissons par la pensée : les images, les lectures, les conversations et le mode de vie que nous adoptons.

    Alors pourquoi aujourd’hui entendons-nous autant parler d’alimentation vivante ? Et qu’est l’alimentation vivante ?
    Est-ce que le sujet sous-tendrait qu’il y a du mourant ou du mort dans nos assiettes ? Pourquoi ai-je choisi de m’y intéresser ? Que cette démarche nous apprend-elle sur nous-mêmes grâce à une autre façon de nous nourrir ou de nous intéresser au sujet ?

    Cette démarche peut aussi nous permettre de transformer notre façon de penser, de penser le monde ou de le redécouvrir autrement par soi-même !!

    Nous mangeons pour le plaisir ou pour nous maintenir en santé.
    Mais nous constatons qu’il y a beaucoup de maladies liées à une hygiène alimentaire ne tenant pas compte du terrain, des goûts et de la diététique adaptés à la santé de chacun ou de chacune. Mais peut-être que ce ne sont pas les seuls facteurs ?

    Comment donc à partir des choix que JE fais et des priorités que JE me donne pour ces choix, je peux rester en bonne santé ou la recouvrer grâce à mon alimentation.
    Et aussi nourrir de bonnes relations avec les autres, trouver des liens de convivialité et de bonne digestibilité des échanges que j’entretiens avec moi-même et autrui.

    Que l’autre ait ou non une même culture alimentaire, suis-je en mesure de respecter mes choix qu’ils soient alimentaires ou autres ?

    S’intéresser aujourd’hui à une nourriture vivante, n’est-ce pas aussi s’intéresser à la VIE tout simplement et à L’ART DU VIVRE ENSEMBLE en acceptant la culture, les traditions et les différences des autres ?

    Je vais répondre à mes premières questions tout simplement en reprenant la culture alimentaire, celle que j’ai reçue, et les recherches que j’ai toujours eu à Cœur de faire pour des rencontres de qualité dans toutes les cultures humaines que ce soit. Ou peut-être plutôt j’ai développé ces qualités au fil de mes expériences de vie, tour à tour assistante sociale, secrétaire médico-sociale, je suis aussi formée aux cultures artistiques avec le textile, le fer, la pierre, le marbre, la terre d’argile, et l’animation de publics tous secteurs pour l’accompagnement à la créativité.
    Il y a donc en filigrane la question du RESPECT, de l’ACCEPTATION et de ce que j’appelle l’OUVERTURE DU CŒUR pour le bien ou le mieux vivre ensemble.

    Mes premiers questionnements furent en direction des colorants, des conservateurs, des pesticides sur les légumes, antibiotiques dans certaines viandes, des agents blanchissants par exemple dans le sucre, et certains aliments – exhausteur de goûts… et aussi sur le lait qu’à partir de 8-9 ans je n’ai plus digéré et que pourtant j’ingurgitais par respect de la conscience maternelle qui croyait que c’était bon pour ses enfants…
    J’ai commencé à changer de nourriture à partir du moment où j’ai senti que ma digestion n’était pas facile. Et c’est grâce aux choix que j’ai faits que ma santé et la digestibilité des aliments ont commencé à se rétablir.
    Je me suis bien sûr documentée sur le sujet et j’ai aussi essayé de me faire mon opinion par le goût. Est-ce que ce que je mangeais était à mon goût ?
    Il est vrai qu’ayant grandi grâce aux légumes du jardin de mon père, j’avais déjà appris à connaître et reconnaître les végétaux qui me faisaient du bien, je continue d’apprendre à les cuisiner puisqu’aujourd’hui je reconsidère les modes de cuisson. J’adopte des modes plus doux depuis que j’ai découvert les ateliers de cuisine crue. Ce n’est qu’en 2014 que je les ai découverts avec Chantal Roy, une chef cuisinière venant du Canada.
    Et depuis je me forme à me nourrir avec des aliments riches avec un fort potentiel nutritif comme les graines germées.
    C’est ainsi que mon parcours a commencé, et aujourd’hui, j’alimente ces expériences de nouvelles aventures en changeant très progressivement mon mode d’approche de la nourriture.
    J’ai aussi compris qu’il est important de prendre du temps pour changer progressivement sa façon de se nourrir. Car n’oublions pas que la nourriture est avant tout plaisir, convivialité, échanges, partage et affectivité. Elle nous lie et relie à notre enfance et il est parfois difficile dans un premier temps de refuser des plats que nous concoctaient des proches ou des amis. C’est un parcours engageant mais tellement réconfortant quand les découvertes de mieux être dans sa vie se font au fil des expériences.

    Alors maintenant à vous de jouer dans vos choix, qu’ils soient alimentaires ou culturels, dans vos goûts les plus simples ou les plus profonds, lesquels peuvent aussi impliquer des rythmes pour se nourrir ne reprenant pas toujours ceux appris.
    Grandir à travers son alimentation, c’est aussi revisiter cette façon que chacun et chacune a appris dans son enfance et donc revoir son parcours de vie, son éducation alimentaire et aussi celle liée à ses pensées en matière d’hygiène et de santé alimentaire. Chacun a en effet des croyances et c’est à partir de celles-ci, revisitées avec des guides, des personnes qui sont passées par là que ce parcours va se préciser pour mieux vivre son quotidien et sa vie.
    Merci à toutes les épreuves traversées dans cette vie qui m’apprennent à revisiter et à chercher la bonne trajectoire à chaque instant.


    Bénédicte PARPILLON, artiste, formée aux outils de la psychanalyse, sculpteur, modelage de la terre d’argile et de mots, poésie Haïku et chercheuse en alimentation vivante, le cru, les plantes sauvages et les graines.


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